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Ce blog, c'est un peu un grand foutraque où vous trouverez un peu de tout, beaucoup de rien et un avis sur pas de mal choses.

16 Aug

Merci pour ce moment : Mouais.

Publié par Pifpafpouf  - Catégories :  #livres

Merci pour ce moment : Mouais.

C'est une lecture que je ne voulais pas faire puis je me suis décidé et je l'ai fini en une mâtinée. De là, à dire que la lecture était excellente au point de ne pas s'accorder de pause, non et encore une fois non.

La forme est agréable et permet une lecture rapide et efficace. Le livre n'est pas bien épais. Le fond est plus sujet à discussions.

Ceux qui cherchent du biscuit pour taper sur notre cher Président, vous allez être très déçus parce que l'épisode des "sans dents" fait littéralement deux lignes et ne prête à rien d'autre qu'un petit rire gêné comme celui que l'on a quand un convive fait une blague de mauvais goût. Qu'il soit sincère ou non n'a aucune importance, tant cela paraît anecdotique tout comme quelques petites réflexions qui parsèment le livre. Qui peut encore croire que les hommes politiques ont les convictions qu'ils défendent ? N'est ce pas la seule ambition qui les mène à vouloir la conquête du pouvoir ? Vous croyez vraiment que Marine Le Pen en a foutre quelque chose des immigrés et des méchants islamistes sauf à servir son discours ?

Pour le reste, j'ai découvert un livre bien consensuel et convenu d'une femme qui se pose en victime devant tout le monde qui est vraiment trop méchant avec elle sauf quand elle s'est fait jeté comme une vieille chaussette usée que François cherche, apparemment à repriser. Encore une pour qui la remise en question n'apparait qu'à la fin, mais pas trop quand même parce qu'elle se rappelle d'où elle vient.

La pauvre a connu la misère et la côtoie encore pendant les repas de famille. Il y a une forme de délicieux pathétisme dans la répétition de sa condition tout au long du livre. Après un paragraphe sur son enfance dans une famille pauvre, on a régulièrement le droit à une piqûre de rappel et à quel point, elle en a compris des choses quand elle a aidé les autres. Parce qu'elle ne perd jamais une occasion de rappeler ce qu'elle a fait à son poste de première dame qui ne lui allait pas.

Tant bien que mal, elle essaie de s'effacer, mais pas trop. En gros, je montre ma trogne pour qu'ils puissent avoir de la médiatisation et je ne suis juste qu'une tête de gondole. Décevant de voir un manque inconscient ou non d'humilité dans ses propos qui fleurent bon l'autosatisfaction dès qu'elle met en avant ses réussites avec la modestie nécessaire.

Oui, Valérie T. est subtile dans son écriture. A aucun moment, elle en fait des tonnes. Je lui reconnais ce talent de garder la limite où le propos devient nombriliste et égocentrique. Certainement une femme bien qui ne se regarde pas tous les matins dans le miroir pour se dire qu'elle s'aime sauf que l'apparence a l'air importante et rappeler son milieu pauvre doit être une justification bien pratique pour excuser bien des choses. Parce que François en prend pour son grade sans trop l'égratigner, mais en passant l'entourage et quelques autres aussi.

Parfois, je me suis demandé si le titre du livre n'aurait pas du être l'incomprise ou la voyante. Parce que Valérie T., elle avait compris plein de choses, notamment sur Cahuzac et j'en passe. Par intermittence, elle aime à rappeler ces petits moments où elle avait raison contre l'avis de tout le monde.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit. Elle ne s'en vante pas, mais elle l'écrit avec simplicité en me laissant un sentiment que je connais bien : Tu vois connard, j'ai toujours raison.

Au final, c'est encore un de ces livres qui fait vendre du papier, mais n'a rien à dire d'autre que la vérité de la personne qui l'écrit et non la Vérité, la vraie comme elle s'en targue. Dans le fond, on apprend qu'il y a plein de méchants, mais les "domestiques", collaborateurs et l'agent de sécurité sont des vrais gentils parce qu'ils ont été sympas avec Valérie T.

Point d'autocritique ou si peu. Rien de rien alors qu'il y a matière à se poser des questions sur sa personne. Valérie T., elle est issue d'un milieu pauvre et elle aime à le rappeler très souvent. Julie Gayet a eu une cuillère en argent dans la bouche alors forcément, François H. a eu plus envie de lui la mettre qu'à elle. Un peu facile, très puéril comme raccourci.

Une déception alors qu'un peu d'autocritique aurait permis à Valérie T. de sortir un bouquin plus épais et moins victimaire. Je crois que beaucoup ont compris : la ZUP d'Angers, c'était pas la joie. Je comprends que ça ne doit pas être facile de se lever le matin en comptant tout le fric que lui a rapporté ce semblant de brulot avec la maison HLM de maman en tête.

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Angeline 30/04/2017 21:21

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci

Angelilie 21/04/2017 18:34

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir

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