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Ce blog, c'est un peu un grand foutraque où vous trouverez un peu de tout, beaucoup de rien et un avis sur pas de mal choses.

20 Feb

A la recherche du bonheur.

Publié par Pifpafpouf  - Catégories :  #Cinéma

http://medias.fluctuat.net/films-posters/8/4/8430/a-la-recherche-du-bonheur/affiche-1.jpg

 

Voilà le genre de film que j'aurais regardé par défaut si ma douce ne m'avait pas dit que c'était vachement bien.

J'avoue que le genre de film qui ne sert qu'à servir un rôle à oscars pour un acteur qui l'aurait mérité pour Ali, ça ne m'excite pas la fibre cinéphage et encore moins cinéphile.

Alors oui l'histoire du mec qui réussit envers et contre tous, ça marche à tous les coups pour certaines personnes, c'est pétri de bons sentiments et surtout, c'est beaucoup trop lisse pour être honnête. Les centres d'hébergements, c'est crade et bien moins accueillants que le montre le film, vivre dans la rue, c'est dangereux.

Sans paraître pour l'insensible que je suis, le film m'a laissé complètement indifférent à ce déluge de bons sentiments presque dégoulinants mais pas trop parce que la force du film, c'est qu'il arrive à ne pas en faire trop dans le genre archi balisé du tire larmes.

 

Will Smith et son fils portent le film, on a envie d'y croire à cette histoire vraie d'un pauvre type qui court après le bonheur mais à moi, ça ne me parle pas, ça ne m'intéresse pas quand le film ne sort jamais de sa bienveillance, sa propreté bien lisse.

Pourtant, j'aime les comédies romantiques, le trip mignon tout plein mais je n'ai pas accroché parce que pour ce genre de film, je veux du crade, de la souffrance à tous les étages, du violent, du viscéral et pas une histoire limite guimauve d'un père tellement lucide qu'il achète des scanners de merde, se marie à une grognasse incapable de gérer son gosse (faut dire qu'elle ne fait pas beaucoup d'efforts pour son fils mais bosse dur pour se faire chier à la maison) et ne dormira plus pendant six mois pour réussir à atteindre son rêve.

Même dans ces moments "violents" comme le directeur des fonds de pension qui lui crache presque à la gueule (ça reste gentillet mais le moment le plus violent du film, je trouve), le film reste gentiment sur ses petits rails guimauve alors qu'il aurait pu chier dans la loge et faire le rebelle.

 

 En fait, tout est trop facile dans le film : à aucun moment, on le sent dans la mouise intégrale et surtout, on sent dès le début que le mec va réussir. Vous me direz que le happy end est attendu mais le souci, c'est que le sentiment de précarité tout comme le danger n'est pas présent. C'est dommage de ne pas sentir la difficulté poindre tout au long du film.

En résumé, c'est du pain béni pour essayer de choper un oscar comme les rôles de débile profond pour un acteur qui cherche à décorer ses chiottes mais ce n'est pas un bon film sur l'american way of life pour nous faire rêver.

Je n'ai pas aimé, ni détesté alors à voir mais loin du chef d'oeuvre, très loin même.

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