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Ce blog, c'est un peu un grand foutraque où vous trouverez un peu de tout, beaucoup de rien et un avis sur pas de mal choses.

19 Feb

Critique, autocritique et remise en question

Publié par Pifpafpouf  - Catégories :  #Réflexions

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Ce n'est pas évident d'aborder le sujet vu que mes critiques ont été appréciées à un niveau que je n'espérais pas mais essayons d'élargir le sujet à ce qui fait que l'on a la capacité de prendre la critique comme un moyen d'évoluer voire de se remettre en question.

 

La critique :

 

En soi, la critique peut être positive ou négative. De fait, elle peut être perçue comme un encouragement à perdurer dans ce que l'on fait ou à l'inverse comme une mise en garde, une façon d'apporter un autre point de vue sur ce que l'on fait.

Sans avoir la prétention de faire l'éloge de la critique à l'autre, je trouve important de rappeler que la critique n'engage pas forcément la vérité ou la bonne marche à suivre mais plutôt une réflexion ou une vérité exposée par un autre.

En cela, la critique m'apparait importante voire indispensable pour explorer les facettes de sa personnalité tel que perçu par son voisin ou celui qui ose vous critiquer. Parce qu'il est évident que de critiquer négativement est plus difficile de le faire de façon positive. L'approbation de l'interlocuteur est un facteur de satisfaction alors que lorsque la critique vise à remettre en question ou plus simplement, de ne pas adhérer à votre point de vue, les incidences sont, parfois, inattendues.

 

Ayant la critique facile voire au bout de mes lèvres, j'applique une critique toute personnelle visant à exprimer la façon dont je vois les choses avec des mots souvent crus voire vulgaires pour le simple plaisir d'utiliser ces mots dans une circonstance autre que l'insulte ou l'injure.

Y voir un caractère insultant, c'est rester à la surface de ces mots devenus péjoratifs ou des grossièretés avec le temps, prendre une expression dans son acception première et réductrice pour ne pas aller au delà de ce que l'ensemble veut dire.

C'est aussi et peut être, la façon la plus rapide de ne pas entendre la critique sous jacente en se limitant à un vocabulaire fleuri cachant une envie de dire les choses sous une forme moins enrobée et plus libre que dans le quotidien consistant souvent au soutien sans faille des amis, de la famille. Elaborer une critique constructive, ce n'est pas toujours facile puisque vous ne devez pas vous contentez d'exprimer votre approbation ou désapprobation mais apporter une solution à ce que vous avez soulevé.

Là est la difficulté : comment dire à quelqu'un que vous appréciez, que vous ne connaissez pas ou à un supérieur que vous n'êtes pas en accord avec ce qu'il fait, dit ou compte faire. C'est facile de le dire devant son miroir ou quand la personne ne se trouve pas dans votre champ vision, prête à vous renier, conspuer ou sortir l'arme ultime de l'excommunication.

Vous avez la facilité du blog ou vous essaierez de l'exprimer, vous avez la possibilité de l'aborder avec tous les risques que cela comporte.

 

Mon credo a toujours été de l'exprimer clairement pour les personnes proches et à ceux que je pensais d'accepter la critique. Les mots sont crus, la critique sans gants est un peu ma spécialité et elle ne fait pas plaisir.

Dans le principe, vous avez critiqué donc vous acceptez de subir le même courroux avec aplomb et calme. C'est dur de s'en prendre plein la face quand on se croit seul à être capable de critiquer l'autre sans le retour de flammes.

 

L'autocritique et la remise en question :

 

Encore plus difficile que la critique, c'est la capacité à vous regarder dans le miroir, voir votre visage et se plier à l'exercice que vous pensiez réserver aux autres : la critique.

Egocentrique dans l'âme, vous ne vous sentez pas de vous autocritiquez parce que vous êtes, forcément et obligatoirement, au summum de votre évolution, vous frisez la perfection.

Dans l'optique où vous avez un minimum d'intelligence, vous acceptez la critique, la digérez et passez l'épreuve du miroir. Cette épreuve est simple comme très compliqué : s'extraire de soi pour se regarder sans vous cherchez la moindre excuse, ni une justification bancale pour vos gestes.

Vous assumez tout mais vous êtes capable de dire que vous allez trop loin, qu'il faudrait peut être faire quelque chose.

A partir de cet instant, vous avez assimilé la critique de votre interlocuteur, vous avez fait votre autocritique et vient le temps de la remise en question.

 

Autre étape difficile et parfois impossible : vous allez devoir vous sortir les doigts du cul et vous reprendre en main comme la grande personne que vous êtes.

Pas besoin d'aller voir les alcooliques anonymes ou autres qui vous diront que ce n'est pas votre faute, que c'est une maladie ou autre excuse facile pour ne pas regarder en face que vous êtes un simple être humain tombant dans la facilité, priant très fort pour passer entre les gouttes sauf que vous venez de prendre une enclume.

Se remettre en question, c'est se prendre la main, aller se taper la tête contre le mur et avancer. Vous avez réfléchi sur le sens à donner à votre vie : casanier, aventurier, personne lambda ou futur voyant sur le téléphone rose.

Dur dur de voir ce qu'il faut changer et surtout comment le faire : vais je faire ma liste comme à chaque premier janvier et l'oublier le lendemain ou vais je me prendre par la main, commencer par l'étape la plus simple ?

C'est quoi l'étape la plus simple me direz vous ? Je vous répondrais le plus simplement du monde : le dire à voix haute et le faire. La remise en question passe par l'acceptation de celle ci et le premier pas. C'est simple de vouloir changer/évoluer, c'est plus compliqué de le faire.

Eviter les excuses bidon du style : j'ai des gosses, j'ai une femme, j'ai un travail, j'ai des pieds palmés. Vous vous remettez en question alors on embarque les gosses, laisse mémé attachée à un arbre sur une aire d'autoroute et on se remet en question.

 

Moi, j'ai 30 ans, je me remets en question pour la énième fois et pourtant, je n'ai jamais semblé aussi heureux et zen dans ma vie. Va comprendre, je me sens bien et pas dépressif pour deux sous même si je le claironne à longueur de journée pour embêter ma douce.

Je pense qu'il n'existe aucune méthode pour se remettre en question, pour critiquer ou s'autocritiquer. A ceux du fond qui parle de la volonté, ça ne suffit pas, c'est encore une excuse sortie du fond d'un tiroir pour ne pas se prendre par la main et oser.

Quand il s'agit de faire ce qui vous plait, la volonté suffit amplement et la remise en question, ça suppose de se faire un peu violence. Se sentir mieux dans sa vie mérité un peu des cicatrices sur vos jolis mollets de cycliste, des ampoules sur vos doigts de pianiste, ainsi qu'un petit noeud au cerveau même si vous n'en avez pas ailleurs (ceux qui ont compris sont des pervers).

La remise en question, c'est aussi et surtout oser. C'est facile de s'enfermer dans une petite vie pantouflarde en jalousant le voisin parce que son gazon est plus vert que le sien. Suffit d'aller lui demander comment il fait plutôt que de regarder derrière sa fenêtre avec vos petits yeux de fouine en vous disant qu'il a un truc.

C'est comme la critique, si vous n'êtes pas capable d'encaisser quelques petits revers ou des mots désobligeants pour votre égo, il convient de s'interroger sur sa capacité à se remettre en question, à accepter d'entendre une autre vérité que la sienne.

Le monde des bisounours n'existe qu'à la télévision (paraît que c'est rediffusé sur une chaîne) et le monde, ce n'est pas tout rose, tout beau avec tout le monde qui vous aime.

Vous êtes aussi con que le voisin que vous critiquez avec plaisir, pas beaucoup mieux que le collègue sur lequel vous bavez dès qu'il n'entre plus dans votre façon de faire les choses et surtout hors de son champ auditif, ni plus intéressant ou intelligent que votre supérieur que vous critiquez à longueur de temps parce qu'il ne vous comprend pas ou ne fait pas ce que voudriez qu'il fasse.

Vous, c'est moi, c'est toi lecteur, c'est chacun de nous avec ses grandes idées, ses bassesses, son intelligence toute relative, sa propension à baver sur toute personne n'étant pas soi et dans toute son humanité.

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Yannis 28/03/2011 10:51



Certes il faut accepter la critique.


Mais en même temps, il ne faut pas non plus laisser les autres avoir de l'emprise pour nous ou décider pour nous... chercher à tout prix à avoir l'approbation des autres. Il faut suivre les
conseils des autres lorsque ces derniers nous paraissent utiles.



Pifpafpouf 28/03/2011 11:44



Tout à fait d'accord. Le fragile équilibre entre être soi ou ce que les autres veulent que l'on soit.



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