Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Ce blog, c'est un peu un grand foutraque où vous trouverez un peu de tout, beaucoup de rien et un avis sur pas de mal choses.

29 Mar

School Shooter : American Tour 2012 : Doit-on poser des limites au virtuel ?

Publié par Pifpafpouf  - Catégories :  #Jeux vidéo

 

Si je poste cette vidéo, ce n'est pas tant que je souhaite faire la pub d'un jeu (mod dans ce cas) plus qu'un autre mais de tenter de m'interroger sur la violence dans le jeu vidéo et sa justification.

Avant de me faire allumer (oui,j'ai toujours l'espoir d'avoir une horde de fans), je ne cautionne rien et oui, je m'en fous. Pour le reste, le jeu invite à dézinguer le plus d'étudiants possibles avant de se suicider.

L'intérêt vidéoludique me semble assez limité et le buzz devrait aider à lui mettre le pied à l'étrier mais le sujet de mon article réside plus dans cette pseudo bienpensance visant à accepter que l'on défouraille du zombie, du monstre, de l'enturbané, du nazi ou tout autre personne pouvant être qualifiée de méchant mais pas l'inverse.

 

J'ai fait la fameuse scène de l'aéroport dans Modern Warfare 2 et j'avoue que je n'ai pris aucun plaisir, ni aucune envie de gerber quand j'ai méticuleusement tiré sur tous les civils qui passaient sous mon feu. Parce qu'il faut bien l'avouer : la scène est inutile et son aspect dérangeant pour les petites natures. Pour autant, je n'aime toujours pas les Call of.

 

Je sais qu'il est de bon ton de ne pas parler des jeux vidéos qui sont volontairement à la marge et certainement par leur absence de qualité au delà de la polémique suscitée : gestion d'un camp d'extermination, tuer des étudiants, torturer, violer et autres bouses incapables d'aller plus loin que sa simple provocation. Le cinéma nous a bien servi avec quelques Saw bien pourris et tout aussi amoral que certaines bouses que je vous laisse le loisir de trouver le titre.

 

Alors qu'est ce que je pense de la limite à poser ? Personnellement, je crois que si la qualité était au rendez vous, il y aurait un public et il y a déjà un public pour ce genre de productions pour exprimer ses pulsions, se taper un trip ou de voir ce que ça fait d'être le méchant, un vrai sans morale, ni conditionnement.

Poser une limite, c'est commencer à entrer dans un formatage ou même sauter sur la tête d'un champignon sera interdit par la ligue des défenseurs de champignons. Si j'avais la possibilité de tester un de ces jeux, je le ferais tout comme je me suis mangé tous les saws, non pas comme un plaisir coupable, mais de voir si le jeu de la provocation en valait la chandelle (la réponse est non).

Entrer dans une censure de ce genre de jeux est la porte ouverte à la fin d'autres jeux bien plus facile à vendre (pense très fort à God of War 3). De plus, en quoi défourailler de pauvres humains dans un FPS guerrier se justifie plus que dans un autre où le principe est de buter des êtres humains. Ainsi, la justification du contexte permet de devenir amoral et, accessoirement, un être surpuissant capable de passer les scripts sans tirer une balle.

 

En fait, ce qui me dérange c'est d'imposer une limite dans la virtualité alors que le principe, c'est que tout est permis comme dans le cinéma d'animation qui fera toujours mieux que le cinéma traditionnel en matière de possibilités. La seule contrainte étant l'imagination alors que le réel impose des limites difficiles à contourner.

Moi, j'aime l'idée que la pire idée puisse avoir un aboutissement virtuel et même qu'il soit de qualité. Je suis pour l'expression amorale dans le jeu vidéo parce que ce n'est pas vrai et qu'un esprit fragile sera influencé d'une façon comme d'une autre. Quand certains invoquent le principe de précaution, je pense de suite à interdire tous les jeux 7+ , les jeux de course où l'on peut tout défoncer, en fait à tout interdire.

 

Quand je vois des jeux comme Infamous (test à venir) qui invite à tout démolir mais ne s'assume pas vraiment, ça me fait chier parce que j'ai envie d'être un méchant pas un faux méchant avec le même cheminement que le gentil.

 

En conclusion, le jour où l'on arrêtera de s'offusquer d'une violence parfaitement cynique et mercantile en laissant une autre plus "morale" se justifier par le marketing, le monde ne sera pas plus beau. Il sera plus en accord avec sa nature.

 

Vive la liberté que l'on se donne.

 

P.S. : je vous laisse suivre ce petit lien.


Commenter cet article

À propos

Ce blog, c'est un peu un grand foutraque où vous trouverez un peu de tout, beaucoup de rien et un avis sur pas de mal choses.